Emma Clinic : une plateforme de données reprise pour quatre études internationales

Client
Emma Clinic, études internationales en dermatologie
Période
Mars 2024 à juillet 2026
Besoin
Faire explorer par les laboratoires les résultats d'études menées dans des dizaines de pays
Ce qu'on a fait
Une plateforme Shiny d'exploration, adaptée à chaque étude par un fichier de description
Résultat
Quatre plateformes en ligne. La deuxième commandée dix-sept jours après la première démonstration.
Photo de Ousa Chea sur Unsplash

Le client et le contexte

Emma Clinic est la société du Dr Charles Taieb, médecin de formation, avec une expérience en santé publique. Il met en place de grandes études internationales sur les maladies de peau, pour des laboratoires, des sociétés savantes ou des associations de patients. Des dizaines de milliers de personnes y répondent à un questionnaire, dans un nombre de pays qui peut atteindre plusieurs dizaines.

On le connaît depuis 2018, quand Charles Bordet réalisait pour lui des analyses statistiques. Il est revenu vers nous en 2024 et nous a confié un premier projet autour de l’étude ALL, menée avec Pierre Fabre auprès de 50 552 personnes dans 20 pays.

Le problème

Une étude de cette taille produit une grande quantité de données, et chaque lecteur n’en cherche que quelques-unes. Un médecin italien veut connaître la prévalence d’une maladie en Italie, chez les femmes de 20 à 30 ans. Le laboratoire, lui, veut montrer l’étude aux médecins qui passent sur ses stands de congrès, sur un écran tactile.

La forme comptait donc autant que les chiffres. L’outil devait reprendre les couleurs de l’étude et rester lisible sur une tablette. Charles Taieb avait fait un premier essai avec un autre prestataire, qu’il décrit comme « très rudimentaire, très triste ».

Ce qu’on a fait

La plateforme se parcourt en trois temps. L’utilisateur compose une population avec des filtres comme le pays, le sexe, l’âge, le phototype ou la maladie de peau. Il ouvre ensuite une thématique, par exemple la prévalence ou le parcours de soins. Il lit alors les résultats pour cette population, avec le détail par sexe et par tranche d’âge, et peut les exporter dans un rapport PDF.

Comme la forme comptait autant que les chiffres, l’interface a été dessinée par Cécile Uzel, notre web designer UI/UX, aux couleurs de l’étude, pour l’ordinateur comme pour la tablette.

Deux décisions ont compté pour la suite.

Un fichier de description par étude. Tout ce qui est propre à une étude tient dans un fichier, qui liste chaque question du questionnaire avec le libellé à afficher, la thématique où elle apparaît, le type de graphique et la réponse qui sert au calcul du pourcentage. L’application lit ce fichier au démarrage et construit à partir de lui les écrans de chaque thématique. Accueillir une nouvelle étude revient donc à remplir un nouveau fichier, adapter les filtres et appliquer la charte graphique, puisque les graphiques et l’export PDF sont déjà là.

Une plateforme séparée pour chaque étude. Chaque étude a son commanditaire, et un laboratoire ne doit voir que la sienne. Chaque plateforme a donc sa propre adresse, son serveur hébergé en Europe et son portail de connexion. La création de compte y est réservée aux adresses email du laboratoire concerné et à celles d’Emma Clinic, et l’accès s’ouvre une fois l’adresse vérifiée.

Les résultats

La première plateforme a servi de base aux suivantes, et cela se voit dans les délais. Il a fallu six semaines pour montrer au client la première version d’ALL about, la plateforme de l’étude ALL. Dix-sept jours plus tard, avant même sa mise en ligne, Charles Taieb en commandait une deuxième pour Scars of Life, une étude de La Roche-Posay sur l’eczéma menée auprès de 30 000 adultes dans 27 pays, et sa première version était prête dix jours après le début du développement.

Les deux suivantes, développées par notre développeur R Shiny, Léo Pédemay, ont tenu le même rythme. Pour une étude sur l’acné, la première version était prête onze jours après le début du travail, et le développement d’I’SPOT, une étude sur les troubles pigmentaires menée auprès de 48 000 personnes dans 34 pays, a pris deux semaines.

Les quatre plateformes sont en ligne, et on en assure l’hébergement et la maintenance. Les équipes médicales des laboratoires s’en servent dans leurs réunions et leurs présentations internes. Charles Taieb le résume ainsi dans son témoignage : « si on en a fait un, et qu’ensuite on en a fait trois, puis quatre, et peut-être un cinquième, c’est qu’automatiquement ça a convenu ».

Vous avez une application de données à décliner pour plusieurs clients ou plusieurs études ? Écrivez-nous.

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