Un petit mot de présentation ?
Je m’appelle Ghislain Leduc, je suis épidémiologiste depuis dix ans et ça fait trois ans que je travaille au réseau Sécurité Naissance, qui est le réseau de périnatalité des Pays de la Loire. C’est une association à laquelle adhèrent les différents intervenants et acteurs professionnels autour de la périnatalité, que ce soit avant la naissance (donc les gynéco-obstétriciens et sages-femmes), autour de la naissance, et puis les services de pédiatrie aussi.
À ce titre, au sein du réseau Sécurité Naissance, il y a le réseau Grandir Ensemble, qui est le réseau de suivi régional des enfants vulnérables, notamment les enfants grands prématurés. Il consiste à suivre ces enfants de la naissance jusqu’à leurs sept ans pour dépister des troubles du neuro-développement.
Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton projet ?
Le réseau Grandir Ensemble est centré autour de médecins référents qui acceptent de participer et qui réalisent les consultations médicales des enfants, de leur naissance jusqu’à leurs sept ans. Ce sont vraiment ces médecins-là qui sont au centre du réseau. Et puis autour, il y a une petite équipe de coordination de quatre-cinq personnes qui sommes là pour apporter un appui opérationnel en termes d’outils, à la réalisation de ces consultations, et pour l’animation du réseau.
Dans le cadre de ce réseau, les médecins sont amenés à orienter les familles et les enfants vers un tas de ressources de la région, des professionnels ou des structures. Et c’est à ce titre qu’on a fait appel à vous.
Il y avait toujours la difficulté, ou souvent la difficulté, de savoir vers quel professionnel orienter les familles et comment trouver facilement ces professionnels-là. Il y a maintenant deux ans, j’avais développé une petite application Shiny, vraiment à usage interne de l’équipe de coordination de quatre-cinq personnes, pour trouver, pour une famille donnée, les ressources qui étaient les plus proches géographiquement.
Ça a bien fonctionné pendant un ou deux ans pour l’équipe de coordination. Et puis on a rapidement vu que si on voulait élargir la base des utilisateurs et passer à quelque chose de plus industrialisé, on aurait besoin d’appui. Avec mes compétences et le temps que j’avais à accorder à ce sujet, je ne pourrais pas aller plus loin sur l’industrialisation de l’appli.
Pourquoi avoir choisi R Shiny plutôt qu’une autre technologie ?
J’ai choisi R Shiny pour une raison extrêmement simple. Ma formation, c’est vraiment de l’épidémiologie. Depuis que j’ai commencé à travailler, donc maintenant depuis dix ans, je me suis mis à R progressivement et de manière de plus en plus intensive, j’avais surtout été formé à SAS pendant mes études. Même si j’ai essayé de me former un peu à Python ou à d’autres choses en parallèle, ça reste assez anecdotique. C’est surtout R que je maîtrise à l’heure actuelle.
Donc à un moment où on avait un besoin qui avait été identifié et où j’ai cherché des solutions pour pouvoir y répondre avec des moyens aussi limités, l’utilisation de R et Shiny s’est un peu imposée d’elle-même pour moi, parce que c’était la technologie que j’étais en mesure d’utiliser et de déployer en autonomie.
Qu’est-ce qui t’a amené à contacter Data Champ’ ? Pourquoi avoir choisi Data Champ’ plutôt qu’une autre agence ?
On avait ce constat que l’application fonctionnait bien pour les besoins internes de l’équipe de coordination. On a eu la volonté d’élargir, ou d’envisager d’élargir en tout cas, vers plus d’utilisateurs, puis, à terme, les médecins référents du réseau. Et le constat qu’on a fait, c’est que c’était clairement de l’artisanat, cette application, et qu’il y avait un certain nombre de points faibles que moi j’avais identifiés et qui seraient franchement bloquants pour vraiment aller plus loin et élargir la base des utilisateurs.
Ces points faibles étaient à mon sens de trois ordres différents : il y avait la sécurisation des accès et de l’appli, il y avait la gestion vraiment plus fiable des utilisateurs et des modes de connexion, et puis il y avait les performances de l’application (forcément en lien aussi avec l’hébergement, on était sous shinyapps.io jusque-là) et sa fiabilité à long terme.
On avait un peu ces différents aspects sur lesquels moi j’étais bloqué, et on s’est dit qu’on allait faire appel à un prestataire pour lever ces différents freins.
Effectivement, j’ai contacté quatre ou cinq prestataires potentiels pour avoir des propositions méthodologiques et budgétaires sur ce projet, sur la base d’un cahier des charges. Parmi ces quatre ou cinq prestataires potentiels, on en a identifié deux qui se détachaient très nettement. Et à la réflexion, Data Champ’ nous semblait celui dont la proposition, en tout cas au niveau méthodologique, était la plus détaillée et la plus adéquate avec ce dont on avait besoin. Et puis évidemment, au niveau budgétaire, ça passait aussi dans le budget.
Un autre aspect qui était important, c’était la qualité de la communication, des échanges, la simplicité. C’est vraiment ce qui nous a semblé avoir le meilleur équilibre en termes de fluidité des échanges, de rapports vraiment à taille humaine, et de qualité de la réponse.
Comment s’est passé la collaboration ? Quel a été l’aspect que tu as le plus apprécié ?
Alors la collaboration, pour le coup, s’est passée de manière idéale de mon point de vue. Pour plusieurs raisons.
La première raison, c’est que le résultat est clairement là. Les objectifs sont atteints. L’application fonctionne. Alors on ne l’a pas encore déployée à plus grande échelle, ça va se faire dans les semaines-mois à venir. Donc en termes de performance je ne peux pas encore juger, mais en tout cas le résultat et tous les leviers qu’on avait identifiés ont été activés.
La qualité des échanges et la simplicité des échanges, qu’on avait vraiment identifiées comme étant un critère pour le choix du prestataire, se sont complètement confirmées au cours de la prestation. Les échanges ont été fluides, réactifs. Quand on avait des questions, on avait des réponses très rapidement. Vous avez aussi su être suffisamment flexibles pour vous adapter aux besoins qu’on a peut-être mal identifiés au départ, ou sous-identifiés.
Et puis à titre personnel, ce que j’ai beaucoup apprécié (et pour le coup, je pense que c’était quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas), c’était vraiment la pédagogie dont vous avez su faire preuve. Notamment l’audit de l’appli existante que vous avez réalisé, qui, au-delà de poser les bases de ce que vous alliez faire, était aussi pour moi un gros levier d’amélioration, très utile à l’avenir.
Donc voilà, la prestation, sur la base de ce qu’on avait identifié, s’est très très bien réalisée, et il y avait ce bonus en plus, ce qui était franchement très appréciable.
Que penses tu de la méthode de travail de Data Champ’ ?
On a été impressionnés. On est une petite structure, on essaye de travailler avec de la méthode en termes de gestion de projet. Malgré tout, on a été impressionnés par la gestion de projet et les outils que vous avez mis en avant. Il y a une réelle vision sur l’état d’avancement, sur les ressources qui ont été envisagées et qui ont été effectivement mises en œuvre sur chacun des aspects.
La méthode de gestion de projet, elle est clairement là, et c’est très appréciable de pouvoir avoir une vision vraiment claire et détaillée de la manière dont vous vous organisez et de ce que vous faites concrètement.
Es-tu satisfait de ce qui a été réalisé dans le cadre de cette collaboration ? Etait-ce en phase avec tes attentes ?
La réalisation était complètement conforme à nos attentes. Un des points qui était ciblé dans les axes d’amélioration : l’application était fonctionnelle, elle remplissait et répondait aux besoins de l’équipe. Malgré tout, il y avait aussi des questions d’ergonomie qui étaient à améliorer, et de maquettage, d’organisation. Ce qui est évidemment en lien à la fois avec le côté visuel et avec le codage de l’application.
L’application telle qu’elle a été livrée répond complètement aux besoins en termes de fonctionnalité et d’amélioration de l’ergonomie et de l’expérience utilisateur. Et c’est aussi là-dessus qu’on avait des attentes un peu moins précises, parce que ça demande d’avoir un background de connaissance sur le sujet pour pouvoir s’imaginer ce qui est faisable et dans quelle direction aller. Et même de ce point de vue là, les attentes ont été atteintes.
Y at-il un aspect que nous pourrion améliorer pour rendre notre service encore plus adapté ?
À titre personnel, et je pense qu’on avait un peu le même ressenti ici, autant cette méthode de gestion est à mon sens tout à fait pertinente pour plein de projets (et sans doute pour des projets beaucoup plus conséquents que le nôtre), on n’était pas complètement sûrs que ce soit totalement indispensable pour un projet d’une envergure et d’une structure de la taille de la nôtre. Mais après, ce sont des choses qui vous appartiennent, qui vous impactent vous uniquement en réalité. Pour nous, tout ce dont on avait besoin, on l’a eu.
Et vraiment, si tant est que ce soit un point négatif, on ne dit absolument pas que ce soit une méthode de gestion de projet inadaptée. On s’est juste demandé si les moyens qui étaient mis en œuvre pour ça étaient en adéquation avec l’envergure du projet. Et non, je n’ai pas d’autres points négatifs.
Quel avenir pour l’outil applicatif du Réseau grandir Ensemble ?
Il va y avoir plusieurs phases dans l’avenir pour le devenir de cet annuaire. La première phase, ça va être qu’on va ouvrir l’accès aux médecins référents très prochainement. Il va y avoir une première phase où les médecins vont s’approprier l’outil, on espère, vont l’utiliser, vont sûrement nous faire des retours sur l’expérience qu’ils en font et la manière dont ils s’en saisissent (et sur le fait qu’ils trouvent ou non les informations et les fonctionnalités dont ils ont besoin). On ne va pas forcément planifier ça dans le temps, mais on va recueillir leurs besoins à ce niveau-là.
On n’a évidemment pas en tête que l’application va être figée dans le temps à partir d’aujourd’hui. L’idée, c’est qu’elle évolue pour répondre au maximum aux besoins qui auront été identifiés.
Et puis les développements ultérieurs, c’est tout l’intérêt d’être parti sur une application Shiny : il y a un certain nombre de développements que je serai probablement en capacité de faire moi-même, et que je mettrai en œuvre avec le temps et les ressources dont je dispose. Et puis s’il y a des développements qui nous semblent suffisamment importants et que je ne suis pas capable de mettre en œuvre moi-même, sans doute qu’on refera appel à vous très probablement.
L’idée, c’est toujours de s’adapter aux besoins des médecins, surtout pour leur proposer quelque chose qui soit le plus utile et le plus pertinent possible. À l’heure actuelle, c’est difficile d’anticiper ce qui va ressortir de tout ça. On va leur présenter l’application, on va espérer qu’ils s’en saisissent et qu’ils y trouveront un réel intérêt. Et puis on verra ensuite dans quelle direction la faire évoluer.
Commentaires